Documentaire Salgán x Salgán de Caroline Neal

CONSEIL - Affiche du documentaire Salgán x Salgán de Caroline Neal
CONSEIL – Affiche du documentaire Salgán x Salgán de Caroline Neal

Après son premier documentaire en 2005 sur  les débuts de l’Orchestre-Ecole Emilio Balcarce sorti en France chez Bodega Films, la réalisatrice Caroline Neal s’attache dans ce nouveau documentaire Salgán x Salgán, un tango de père et fils aux relations singulières et émouvantes entre le pianiste Horacio Salgán qui a fêté ses 100 ans le 15 juin 2016 et son fils, César Salgán.

En 2007, le contrebassiste Ignacio Varchausky et le producteur Carlos Villalba demandent à Caroline Neal de filmer un making-of de l’année Salgán, avec des concerts, la parution de partitions, un concert à Rome et l’intégration de César Salgán au piano. C’est alors qu’on lui raconte que César, le fils de Salgán était champion automobile et qu’il n’avait pas côtoyé son père durant des années. Quand elle réalisa la première interview chez lui, elle se rendit bien compte que cette relation était particulière.
Le scénario original d’un père, génie de la musique argentine qui affronte son retrait de la scène, au  moment même où son fils sort de l’ombre et affronte la peur de le remplacer au piano, a donc du s’adapter à cette réalité.

Horacio Salgán est réputé réservé, presque phobique, notamment avec la presse. Ce fut donc un travail de fourmi qui dura plusieurs années. Comme elle filmait déjà l’année Salgán, ça a aidé et le film s’est transformé petit à petit. Avec du temps, ils lui ont permis de filmer des scènes de la vie quotidienne, se sont ouverts d’une façon inattendue avec les épreuves de la vie.

César Salgán, Caroline Neal et Horacio Salgán
César Salgán, Caroline Neal et Horacio Salgán

Sachez que le père comme le fils trouvaient cela vraiment très surprenant qu’on les filme autant, et que ni l’un ni l’autre n’a souhaité voir le film qui commence avec la dernière représentation publique d’Horacio Salgán sur scène, à l’occasion du bicentenaire de l’Argentine, en 2010.

Ce documentaire traite, non pas de la carrière du pianiste mais de la relation fort singulière entre lui, Horacio et César, son fils.

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Le documentaire a été nominé en tant que meilleur film documentaire pour les PREMIOS SUR 2016 décernés par l’Académie des Arts et des Sciences cinématographies d’Argentine.

Il a été projeté pour la première fois en France les 17 et 19 mars 2016 durant le festival Cinélatino qui a réalisé à cette occasion le sous-titrage en français (merci à Odile Bouchet) puis les 24 et 28 octobre 2016 dans le cadre du festival Artetango à Albi alors que le pianiste est décédé en août 2016, ainsi que le Samedi 25 novembre 2017 à la Brique Rouge (Empalot) à Toulouse,  dans le cadre de la Milonga Negra, en partenariat avec Cinélatino.

Bande-annonce en VO :

Biographie : Né en 1916, Horacio Salgán est devenu pianiste professionnel à 14 ans. Il accompagnait alors des films dans un cinéma de quartier mais était également organiste dans une église. Plus tard, il joua comme soliste dans des émissions sur Radio El Mundo et Belgrano. Lancé à 20 ans par Roberto Firpo, il débuta en même temps comme arrangeur pour l’orchestre de Miguel Caló.
Son orchestre typique accompagna Edmundo Rivero (de 1944 et 1947) puis Roberto Goyeneche (avec son second orchestre entre 1950 et 1957). En 1957, il se lie avec le guitariste Ubaldo de Lio, pour former pendant un demi-siècle, un duo qui connaîtra une carrière internationale : en 1974, ils jouent devant Gerald Ford, alors président des Etats-Unis; en 1981 ils font une folle tournée au Japon ; puis triomphent en 1982, à Paris aux Trottoirs de Buenos Aires et dans le spectacle Tango Argentino…
En 1960, Ubaldo de Lio et Salgán créent le mythique Quinteto Real que l’on peut voir notamment dans une scène du film Tango de Carlos Saura jouant “A fuego lento“, le tube d’Horacio Salgán qui composa et arrangea plus de 400 thèmes. Son répertoire repose sur des arrangements très stylisés et très personnels. Il a par ailleurs introduit la clarinette basse dans l’orchestre (repris de nos jours par l’Orchestre Silencio notamment).
Pianiste hors pair, connu pour son swing et son toucher très particulier peut-être du à ce qu’il vient d’une ancienne famille distinguée d’origine afro-portègne, Salgán a su vivifier le tango et le porter à un haut niveau d’exigence artistique.

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