De la traduction

Traduction simultanée d'une conférence de Damian Boggio - Octobre 2016, Artetango, Albi - © Wim Mestdagh
Traduction simultanée d’une conférence de Damian Boggio – Octobre 2016, Artetango, Albi – © Wim Mestdagh

Si sa connaissance de l’espagnol débute au collège, c’est surtout dans la pratique et l’usage de l’espagnol d’Argentine depuis 1992 mais aussi plus académiquement auprès de l’Institut Cervantes de Toulouse mais surtout de la curiosité de Solange Bazely que l’on doit son goût pour la traduction, par écrit, mais aussi la traduction simultanée.

Les hasards de la vie se sont chargés d’en faire une traductrice en herbe, sans titre officiel autre que celui de la pratique aigüe et de l’amour des deux langues, l’espagnol et le français.

Textes traduits :

• Pour le CD de Per Arne Glorvigen, traduction des paroles de tangos : Nostalgias et Como dos extraños.

• Traductions de paroliers de tango actuels en Argentine parues dans la Revue Tout Tango entre 2004 et 2011.

  1. Juguete rabioso de Acho Estol
  2. Tango mugre de Raimundo Rosales
  3. Soy de Marcela Bublik
  4. Milonga para Pablo d’Alejandro Szwarcman
  5. Lysou d’Alfredo Rubin
  6. Razonable de Pablo Marchetti
  7. Oíme, ciudad mía d’Hector Negro
  8. Que te pasa, ciudad de Bibi Albert
  9. Sin heridas de Maria José Demare
  10. Cada espera es un adiós de Marta Pizzo
  11. Calle Rincón de Javier Sánchez
  12. Hotel Buenosayres de Hernán Lucero
  13. Mentiras de Tute (Juan Matías Loiseau)

Autres textes traduits de l’espagnol au français

  1. Bandonéon de Mario Benedetti (poème)
  2. Les danseurs de Tango de Eugenio Mandrini
  3. Lettre (supposée) de Piazzolla à Carlos Gardel
  4. Toulouse – L’ombre – Toulouse sur Garonne – La vie est une milonga et Ranchera pour en finir avec la pauvreté de Hernán Genovese
  5. Y voy cantando al andar et Cuando uno canta d’Hector Negro
  6. Ces hommes, Sonate en poème et Trois ou quatre choses de Raimundo Rosales

Je suis

Je suis le maté, je suis la brise, je suis le soleil du matin.
Je cherche l’arbre, je cherche le fleuve et le motif de cette soif.
Dans ma poitrine roule un rêve et un murmure sans voix
qui me berce de loin, sans reflets de papier.
Cette porte qui m’interpelle, j’ai besoin de la franchir
Je sais que quelqu’un m’attend, je sais qu’on m’a toujours cherché,
que ce quelqu’un détient cette réponse d’où jaillit la lumière dans la nuit.
Le battement et la mémoire accordent le cœur à la raison.

Il me manque un patio, un rire, une chanson et un été
et une poupée de chiffon et un livre que je n’ai pas lu
et une grand-mère qui cuisine une soupe d’étoiles et de vin
tandis que la table fleure bon les oranges et le jasmin.

Pour la vie qui est là, pour la mort qui est incertaine,
pour chaque fleur qui s’ouvre sous le soleil qui lui tint chaud.
Pour l’enfant qui demain naviguera entre mes branches
se cherchant dans les portraits que la nuit m’a arrachészzz
Vous cesserez de me mentir sur la couleur de mon regard.
J’ai un prénom et un sang que vous avez voulu effacer,
qui est plus fort que l’épée et la rose desséchée
que vous avez remplie de cendres de silence et de solitude.

Et il y a un patio et un rire et une chanson et un été
et une poupée de chiffon et un livre que je n’ai pas lu
et une grand-mère qui cuisine une soupe d’étoiles et de vin
tandis que la table fleure bon les oranges et le jasmin,
avec ce cœur qui brûle, éclairé d’un faisceau d’amour,
avec ces bras de fer que personne n’a pu détruire.

2004 – Paroles : Marcela Bublik – Musique : Raúl Garello – Traduction : Solange Bazely

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